Partager l'article ! il faut se méfier du jardin...: et hop, rhume des foins ! une belle allergie au pollen citadine je suis, désensibilisée je devrais êt ...
BRIGITTE NABET
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et hop, rhume des foins !
une belle allergie au pollen
citadine je suis, désensibilisée je devrais être
la semaine qui s'avance s'annonce riche en événements divers et variés
je digère les manifestations passées, jeudi 19, la marée ne donnait pas le spleen
humaine, elle était débordante, exubérante !
une vraie déferlante !
le soir, au repas que nous avions organisé pour célébrer le bicentenaire de notre consistoire, celui d'un grand sud-ouest (aquitaine +qqs départements limitrophes) qui n'est pas le grand
sud-ouest des européennes, j'avoue que je n'aurais pas pu me mettre à danser, mais bon, il n'y avait pas de musique, si ce n'est celle du magnifique discours de gilles bernheim, une petite
musique qui résonne encore dans un coin de ma tête
les orateurs, tiens il n' y aurait eu que des garçons, si alain juppé avait été présent, une de ses adjointes le représentait et s'est donc exprimée en son nom, les orateurs donc qui se
sont succédés ont prononcé des discours qui lui ont sans doute permis de bâtir le sien
j'aimerais posséder une once de sa faculté de concentration, cette faculté de pouvoir s'extraire du brouhaha pour agencer, structurer ses mots.
je suis heureuse qu'alain rousset, président de la région, ait évoqué outre les chocolatiers du pays basque, les liaisons ferrées des frères pereyre, la mémoire de joseph benzacar ( j'avais écrit
qqs lignes à son sujet dans mon 1er art de ce blog, puis plus tard au cours de la campagne municipale)
c'était jeudi 19
vendredi 20, jour du printemps, je commençais à vraiment souffrir d'allergie et je prenais le chemin de paris
gare montparnasse, j'eus une pensée émue pour les jeunes collégiens de Cenon, victimes des rambos
de l'ordre
et là horreur, je découvris qu'à paris, le printemps n'était pas encore arrivé, il faisait frais
heureusement le lendemain, lors de la convention pour les européennes, je découvrais avec bonheur les accents chaleureux des colistiers du grand sud ouest
nous fûmes les 1ers à monter sur scène nous les "yes we can", une des listes des plus bigarrées
que d'éclats de rire, pour de petits riens, une complicité qui se construisait
la doublure d'une poche de la veste d'henri weber qui pendait, qui avait bien pu s'accrocher à lui pour le retenir ? je relirais bien schumpeter pour réviser les classiques
le sommeil qui gagnait certains de nos éléphants, les questions des invités, les réponses des têtes de liste, tout fut prétexte à commentaires, à plaisanteries, heureusement cachés derrière
bien que sur scène, rien de tout ceci ne fut visible
et je me souviens il y a longtemps au conservatoire, dans uns scène des petits bourgeois de gorki, nous devions un camarade comédien et moi-même occuper le fond de scène en conversant à voix
basse, sans doute de choses fort graves
en fait nous nous racontions des bêtises et nous étions très concentrés car à aucun moment l'auditoire n'a pu soupçonner la teneur des propos échangés, nous étions très droits, avions des mines
bien sombres
ah le théâtre, le jeu des acteurs ....
j'ai la certitude que bien des acteurs politiques sont d'excellents comédiens
et pourquoi moi n'ai-je plus ce talent ?
parce que la scène est autre, le texte est celui d'un projet qui vise la transformation du monde, et le temps est volatile, nous ne sommes plus dans un lieu clos, notre auditoire n'a pas payé
pour venir se divertir, nous nous adressons à nos camarades puis à nos concitoyens pour faire un bout de chemin ensemble pour vivre mieux durablement
c'est cette idée de durée qu'il faudrait travailler
cultivons, cultivons...
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