le 10 mai, à Bordeaux, fut un moment critique...les musiciens de l'Orchestre National de Bordeaux Aquitaine ne voulaient pas jouer et ce pour une raison louable : le nombre de répétitions programmées était dérisoire: 4 séances de travail pour interpréter une oeuvre difficile de Richard Strauss:"Le chevalier à la rose" dans le cadre d'un ciné-concert
dans ce genre de crise, personne n'était évidemment responsable
alors, ils ont joué, malheureux de délivrer une interprétation en -deça de ce que l'opéra de Strauss permettait, malheureux de léser leur public
mais qui s'en préocuppe ? surtout ne pas faire de vague, ne rien dire
"ils n'y verront que du feu, pris par l'image, par le film..."
et oui, les cinéspectateurs, ont sans doute perdu beaucoup de leurs facultés auditives, personne n'a grogné, quant aux musiciens, ils étaient tellement concentrés, que leur prestation fut correcte, correcte sans plus...
et voilà sans doute une démonstration de la primauté de l'image sur le son,
si nous voulons conserver notre sens critique, efforçons nous de faire travailler tous nos sens, et surtons sachons écouter
la rose n'était pas encore prête me soufflait un "ami" mercredi soir lorsque je lui racontais cet épisode
oui, la rose n'était pas prête
mais surtout évitons de nous moquer des artistes

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