merci à Philippe Dorthe, pour cette photo du port de Bordeaux
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merci à Philippe Dorthe, pour cette photo du port de Bordeaux
mon jeune frère (27 mois de -) et moi-même jouions, enfants, aux cowboys et aux indiens, inéluctablement il me revenait de "prendre"les indiens, de toutes façons les figurines me paraissaient bien plus jolies (les coiffes des chefs étaient superbes!) mon petit frère disposait ,lui, d'un magnifique fort en bois que mes grands parents maternels lui avaient offert, j'avais eu droit qt à moi à une somptueuse cuisine (à ma hauteur) bien équipée et j'ai le vague souvenir d'un réservoir incorporé qui permettait d'avoir de l'eau en tournant les robinets d'un petit évier...
j'ai fortement apprécié qqs années plus tard ,vers l'âge de 15,16 ans, fin des années 70,l'ouvrage "du côté des petites filles" j'ai oublié le nom de l'auteur-e, ce livre je me souviens l'avoir acheté ds une librairie "des femmes" rue st james, la librairie n'existe plus depuis bien longtemps,il démontrait le rôle primordial de l'éducation pour affirmer et surtout mieux cloisonner les 2 aspects du genre humain, les jouets constituant un des outils de ce qui pourrait s'apparenter à de la ségrégation
revenons au sujet...il m'arrivait avec mes pauvres indiens de l'emporter sur les cowboys! et même lorsque ces derniers se retranchaient ds le fort garni de tourelles et de gardes en embuscade
malheusement aujourd'hui, impossible de me souvenir du comment, j'ai le souvenir du visage de mon frère dépité
comment? sans doute en utilisant des accessoires de filles...
La campagne a du bon, cet entre-deux-tours, nous maintient sur nos lieux de vie; pas question de bronzer sur les plages girondines...et voilà une première digression, car je repense à mes coups de soleil attrapés à Auschwitz-Birkenau,ma peau est désormais préparée au soleil (le cuir est tanné, il s'est endurci)
ce matin: cérémonie de la déportation au fort du Hâ, une cérémonie digne, et cette année en 1 acte, toutes les mémoires de la déportation étaient représentées.Même si celle de la déportation homosexuelle peine encore à sortir de l'ombre, car elle n'est pas évoquée en termes clairs,le dépôt de gerbe pour le triangle rose,ne s'est pas fait en catimini, comme les années précédentes, à l'issue de la cérémonie officielle, voici un effort consenti par les organisateurs !
j'ai ensuite choisi de me rendre tout comme mon camarade élu socialiste: Matthieu Rouveyre,à la mairie de Bordeaux, pour partager un moment de fraternité avec les déportés-survivants,les associations de déportés, de défense des droits de l'homme, et dire et redire qu'il nous fallait transmettre l'histoire de cette tragédie, pour éviter le réveil ou l'avènement de la tyrannie,de la barbarie
des collégiens accompagnés de leurs enseignants furent également mis à l'honneur
la barbarie, elle est là , à notre porte, elle n'a jamais été éradiquée: massacres au Rwanda, hier,au Darfour aujourd'hui, quelles sont les voix qui s'élèvent pour dénoncer ces ignominies, qui peut dire aujourd'hui " je ne sais pas"
je suis socialiste, membre d'une internationale, l'internationale socialiste, cela existe ce n'est pas un mythe, il ne s'agit pas d'un complot, il s'agit de faire vivre bien plus qu'une utopie celle qui vise au bien -être de l'humanité, l'universalisme des valeurs qui ont fondé notre République: Liberté, Egalité, Fraternité;leur donner un contenu concret, approfondir la démocratie,
"la démocratie, c'est le minimum de socialisme;le socialisme c'est le maximum de démocratie"Jean Jaurès
c'est sans doute un peu pour cela que cette idée que nous socialistes serions des socio-démocrates ne m'enchante guère, n'en déplaise à certains...
je suis socialiste, engagée de longue date,furieuse lorsque l'on vient me donner des leçons, me dire qu'il faut en finir avec la culture ouvrière lorsque je rappelle que le 1er mai nous avons coutume de déposer une gerbe sur les tombes de Raymond Lavigne et Flora Tristan
furieuse lorsque l'on me dit d'un air accusateur que "les juifs communautaires" votent Sarkosy, furieuse lorsque l'on me zappe parce que l'on ne sait pas dans quel camp me placer
je fais campagne pour notre candidate pour amener la gauche au pouvoir, je reste fidèle à mes idées, je suis fière d'avoir voté "non" au traité constitutionnel et je sais pourquoi j'ai voté "non", et je répète que je suis profondément européenne, mes origines Italie, Espagne avant l'épisode Afrique du Nord et qui sait peut-être avais-je des ancêtres à Bordeaux, du temps des gaulois...
j'aime cette petite phrase "nos ancêtres, les gaulois" depuis que je la comprends mieux
les hussards noirs de la République,nos vieux instituteurs, avaient choisi cette référence, car faire référence à "nos ancêtres les francs" aurait ancré notre passé dans la chrétienté
(l'extrême droite l'a bien compris en mettant Clovis en avant...)
la laïcité, voilà une valeur que nous devons prôner, elle évite le communautarisme, et aurait épargné bien des souffrances si elle avait été défendue par le plus grand nombre dans les sombres heures de notre histoire, celle justement qui est revisitée aujourd'hui
mais il me semble que bon nombre de défenseurs de la laïcité, me regardent avec des yeux ronds lorsque je tiens ces propos :" pourquoi ne pas vous être insurgé contre le port de l'étoile jaune ?"
bon cet après-midi, je suis allée avec mon cher et tendre au Grand Théâtre voir "Fidélio" l'unique opéra de Beethoven, le message délivré est tout à fait dans le ton de cette journée
ensuite direction foire aux fleurs avec quelques camarades
et demain Conseil Municipal !
Le 6 mai approche...il faut gagner !!!!
photo retrouvée, souvenir de vacances , moment de quiétude...
vite, vite, avant de partir en réunion commenter les résultats, j'ouvre une nouvelle page,
je livrerai sans doute quelques unes de mes impressions sur "la marche des vivants" dans les jours à venir, on ne sort pas indemne d'une telle expérience, mais tout aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ce voyage nous a permis de mettre de l'ordre dans une histoire que nous portons au tréfonds de nos entrailles
je me souviens de la page blanche de robbe grillet ...du problème que me posait l'identité ou plutôt les identités de ses personnages,
aujourd'hui je suis en paix avec mes identités, sans doute grâce à l'hommage que nous avons rendu aux victimes sur les lieux -même de leurs supplices,maidanek, auschwitz,birkenau...
à bientôt